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Chers amis
Tout d’abord je dirai que, durant les courts moments de temps libre de ces
jours derniers
' le nouveau roman historique de Maro Stasinopoulou
« Les fuyards de Bastille » m’a tenu une agréable compagnie. Il s’agit d’un
livre
sublime
avec lequel j’ai voyagé spontanément dans un autre lieu et
temps, à une époque passée, tumultueuse et grandiose à la fois, dans un pays
qui changeait de visage, en quête
de
sa vraie identité- dans une France de
1789, à la veille de la révolution, première décade de juillet. Le jour de
la chute de la Bastille lieu si détesté du peuple fut un événement
étourdissant qui allait influencer décisivement toute l'Europe.
Parallèlement, sa lecture, m'a offert de petites fugues et un grand envol
dans les recoins de l'âme, lumineux ou obscurs, fort ou tendre, des paysages
inquiets
à plusieurs niveaux, d’où émerge
une singularité dominée ou non, une sensibilité louable. Il m'a conduit à la contemplation
d'un tableau social élargi de cette époque, m’offrant de nombreux instants
d'émotion humaine et de plénitude esthétique. Un tableau dépeint avec un
véritable savoir-faire, où coexistent harmonieusement à l'intérieur, les
personnages historiques – c’est à dire les personnages existants – et ceux
du
roman
qui sont les fruits et le souhait de l’auteur et de l'imagination
féconde de l'écrivain. Selon moi, ce qui contribue à la raison de leur
présence dans le roman est, au-delà des éléments enchanteurs et de leurs
caractéristiques extérieurement dynamiques, leur vie intérieure
Maro Stasinopoulou, la cerne avec une sensibilité évidence et la maîtrise
totalement, la mettant en relief toutefois sans exagération, l’exprimant
avec de fins coups pinceau.
Une chose dont je tiens à souligner et qui nous manifeste ici une faculté
exceptionnelle de détection interne et d'infiltration, exigeant de sa part
une manipulation délicate. Elle nous livre de remarquables pages de
psychologie descriptive auxquelles se déploient
parfois, le monde insatiable,
contradictoire et ambigu de ses héros. Un repère sur les points vulnérables
de
leur âme qui pénètre sans difficulté dans les espaces secrets de notre for
intérieur. Le tout, dans un écoulement narratif avec qualifié descriptive,
dans une langue grecque riche, teintée souvent poésie, il ne faut pas perdre
de vue qu’il s’agit d’un essai de la poétesse.
J’ajouterai également que j’ai été agréablement surpris dans le livre avec
la multitude des éléments et des détails concernant des incidents,
chronologies, conduites, courants artistiques, personnalités du monde
culturel, de l'art figuratif, de la musique, de la politique, des édifices
importants que nous admirons encore aujourd'hui, des objets d'art et pleins
d’autres détails. Des récits qui servent assurément à l'évolution du mythe,
sont mêlés à l'intrigue et l'action au bon moment gardant une juste mesure,
sans qu’il y ait le moindre risque de mélanger le texte à un récit
historique ou un traité artistique. Ce que je ferai remarquer est que nous
vivons chaque paysage avec les yeux de l'auteur, nous ressentons sa magie,
presque comme une vague d'accord musical. Je n’en dirai pas plus sur
l'évolution du roman respectant l'élément de surprise qui est indispensable
et doit être présent. Je soulignerai seulement que nous jouissions à travers
ses pages l'exaltation, l'élargissement de l'existence, la sensualité de ses
héros, de leur nudité totale quelquefois " ? leur projection vers l’univers
? pour utiliser une phrase que j'ai lue et
bien
aimée.
Nous nous réjouissons réellement de la voir à la source de son émergence,
En terminant je répéterai ce qu’a dit Antonis Samaras au sujet du livre " ?
Maro nous fascine une fois de plus" ?.
Je vous remercie
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